Le bouddhisme

http://cordier2.free.fr/vitenam2/pages/bouddha%20blanc%20Nha%20Trang.htm
Bouddha est représenté avec de longues oreilles (représentant
son ancienne souveraineté),
sa main levée signifie sa sagesse et en position
de lotus (en position de méditation).
Vers le milieu du VIeme siècle avant notre ère, à Kapilavastu au nord de Bénarès en Inde, dans le clan des Cakya, naît un fils de prince, Siddhârta Gautama.
A l'âge de 29 ans, marié et père d'un enfant, mais obsédé par le caractère tragique de la condition humaine, il quitte son palais et fait quatre rencontres : un vieillard dans un état de grande faiblesse, un cadavre que l'on porte au bûcher, un malade se tordant sous l'effet de la douleur, puis un ascète (c'est à dire un homme dont la vie est tournée vers la méditation et non vers les plaisirs). Ce dernier a l'air serein et heureux.
Siddhârta Gautama se met à errer pendant 40 ans dans la solitude et voilà que, par une nuit de pleine lune, assis au pied d'un figuier sauvage, le visage tourné vers l'est, il est soudain illuminé et éveillé à la vérité : il devient le Bouddha (l'éveillé), Cakya-Mouni, le "sage des Cakya".
Reprenant sa vie errante, il arrive à Bénarès. Dans le parc des Gazelles, il rencontre cinq jeunes ascètes auxquels il explique les quatre saintes vérités qu'il a découvertes.
Après avoir exposé sa doctrine, lors d'un discours à Bénarès, Siddhârta mène une vie errante pendant plus de 40 ans en compagnie de disciples pour répandre son enseignement. Il s'éteint à l'âge de quatre-vingts ans.

nezumi.dumousseau.free.fr/japon/nara.htm Statue géante du temple de Nara.
Bouddha signifie l'éveillé, son vrai nom est Siddhârta. Bouddha voudrait libérer l'homme de la souffrance en lui montrant le chemin de la sagesse.
Le but du Bouddhiste est d'acquérir la vérité, de se libérer de la peur, de l'angoisse et de la douleur.
Au terme de son Éveil, Bouddha découvre ses quatre vérités.
Ce qui gène le plus Bouddha, c'est la Souffrance de l'homme . Il cherche donc à lutter contre cette douleur.
La vérité de la douleur - car tout est souffrant : les décès, les maladies, la pauvreté.
La vérité de la cause de la douleur - qui est le désir : on n'a pas toujours ce qu'on désire.
La vérité de la cessation de la douleur - par la suppression du désir : il suffit de ne rien désirer.
La vérité du chemin qui conduit à cette réalisation : la méthode pour ne rien désirer.
La quatrième vérité est ensuite développée en huit formules :
Croire aux quatre nobles vérités afin de ne pas s'égarer sur le chemin tracé par Bouddha ;
Maîtriser sa volonté pour éloigner tout désir sensuel, toute haine, toute malice ;
Rejeter le mensonge et les propos blessants afin que la parole participe à l'effort de détachement ;
Adopter un comportement moral excluant le meurtre, le vol, l'adultère ;
Éviter les métiers qui entraînent la mort d'êtres vivants (soldat, boucher, marchant de vin...) ;
Rechercher une discipline tendant vers le bien ;
Exclure les impulsions et les désirs de sa pensée ;
Privilégier la méditation pour obtenir une parfaite maîtrise de son esprit.
L'expansion du Bouddhisme, des origines à nos jours
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Avec Açoka (272-236 avant J-C), le troisième roi de la dynastie Maurya, le Bouddhisme peut se répandre dans tout l'empire Maurya qui, à l'époque, est presque aussi vaste que l'Inde actuelle. |
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Sur la carte apparaissent en rouge foncé les religions
où le
Bouddhisme est aujourd'hui religion majoritaire, le rouge clair indique celles
où il est religion minoritaire et les petites roues indiquent des zones de présence
du Bouddhisme en Europe et en Amérique. |
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La roue symbolise, dans le bouddhisme, le cycle des renaissances et le perpétuel recommencement des choses. La roue est l'emblème de la doctrine bouddhique. Rien ni personne ne peut prétendre se situer en dehors de cette roue, communément appelée "roue de la loi" ou "roue du savoir". Dans ce centre de la roue se tient, selon le bouddhisme, le Chakravarti, "celui qui fait tourner la roue", c'est-à-dire le Bouddha entré au nirvana. Symbole de la perfection, elle est composée de huit rayons correspondants, d'une part aux 8 voies que l'on peut emprunter conduisant à l'éveil et, d'autre part aux 8 directions qui sont celles de la rose des vents. Mise en mouvement par le premier sermon de Bouddha, la roue de la loi libère l'être humain de l'épreuve de la souffrance. |
Les rites et les fêtes du Bouddhisme
La statue géante du Bouddha-Maitreya mesure 18 mètres de haut au-dessus du sol et 8 mètres sous le sol, elle a été sculptée dans un seul tronc de santal blanc.

Une fois par an, le 7 août, les moines nettoient solennellement, et avec soin, la statue géante du temple de l'est à Nara.
La fête des fleurs marque l'anniversaire de la naissance de Bouddha Sâkyamuni : le 8 avril, on lui offre des fleurs et on l'arrose d'une infusion claire et douce. On mange des gâteaux farinés de riz.
La fête d'entrée du Bouddha dans le Nirvana célèbre la mort de Sâkyamuni : le 15 mars, les moines accrochent un rouleau de peinture qui représente la scène. Ils tournent autour de lui en chantant
Le nouvel an est célébré pendant trois jours : du 1er au 3 janvier. On fête séparément le dieu Shinto du nouvel an et les ancêtres devenus tous, pense-t-on, bouddhas. On va écouter au monastère la cloche qui sonne cent huit coups.
La fête de l'équinoxe de printemps marque le moment où l'on se trouve le plus près du paradis : aux alentours du 21 mars, le supérieur du monastère lit aux fidèles des textes sacrés pour la bonne renaissance des défunts. Un grand repas suit.
La fête des morts, ou "Bons", correspond au grand retour des esprits défunts en ce monde : le 15 août, on allume des feux pour leur indiquer le chemin. Les offrandes faites, on danse. On raccompagne les morts avec attention .
La fête des morts en l'honneur de Jizô, ou "bon de Jizô", remercie un bodhisattva protecteur des enfants morts : le 24 août, petites filles et petits garçons peignent son image sur des pierres et lui présentent des offrandes.
La fête de l'équinoxe d'automne est semblable à celle de l'équinoxe de printemps: aux alentours du 21 septembre, des cérémonies se déroulent au monastère, suivies du même repas traditionnel.
Raphaël et Mounir.