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UNE SEDUISANTE JEUNE FEMME

Par Raphaëlle

C'était en juin 1886, il faisait un beau soleil. Je venais juste de finir de prendre mon petit déjeuner quand Holmes fit irruption dans notre petite cuisine. Il m' informa qu' une cliente venait d' arriver.
Quelques minutes plus tard, je fis mon entrée dans le salon où Holmes recevait ses clients, assis dans son fauteuil. En face de lui, était assise une jeune femme d' une vingtaine d' années.
Elle était mince, mesurait à peu près un mètre soixante-quinze, était habillée d'un tailleur de l' ancienne collection "Chic", agrémenté par un foulard gris froissé. Ses yeux étaient marron noisette,  légèrement maquillés avec du bleu grisé. Elle avait un nez un peu aquilin mais pas autant que mon ami Sherlock Holmes, une fine bouche et des joues pourprées. Son visage aux traits réguliers était encadré par des cheveux bruns, mi-longs, bouclés et attachés en chignon.
Après cette inspection assez brève, je voulais essayer de faire des déductions sur la jeune femme. Mon rêve était d'égaler mon ami Holmes dans cet exercice.
Cette jeune fille devait être seule puisqu'elle n'avait pas d'alliance. Elle travaillait sûrement dans des boutiques élégantes mais ne devait pas être très bien payée. Holmes devina tout de suite ce que je faisais. Mais il préféra laisser durer le plaisir et pria la jeune femme de raconter les raisons de sa visite :
"Eh bien voilà, tout d'abord je m'appelle Sandra." Elle s'arrêta un moment avant de continuer : "Mon cousin Alexandre tient une ferme dans la campagne londonienne. Tout allait pour le mieux, mais il y a deux semaines environ, des gens ont commencé à lui envoyer des menaces. Il ne faisait pas attention à celles-ci, car c'est un homme bon et honnête, qui ne se laisse pas impressionner aussi facilement. Malheureusement, les gens qui lui envoyaient les lettres étaient bien accrochés à mon cousin.
Et il y a une semaine, j'étais en vacances et décidai de lui rendre une petite visite. Lorsque je suis entrée chez lui, je l'ai vu assis dans son fauteuil. Il avait l'air anxieux et il m'a dit : "J'ai reçu une menace de mort que cette fois je prends au sérieux". Alors il m'a demandé d'aller trouver un détective et c'est vous que je suis venu voir.
- Je vais essayer de vous aider et je vous appellerai si j'ai des nouvelles", dit Holmes, qui  marqua une courte pause avant de continuer :            A l' hôtel Game avant la fin de la semaine, sinon je vous appellerai à votre école à Paris.
- Comment savez-vous à quel hôtel je suis et à quelle école je travaille ?
- C'est très simple : pour l' hôtel Game, les clés qu' ils donnent sont énormes et comme vous avez une poche assez étroite, on voit très bien le contour de la clé.
- Logique !
- Pour votre travail de professeur à Paris, cela est tout aussi simple : vous portez une broche sur laquelle un quartier de cette ville est représenté et de plus, vous avez un léger accent parisien. Enfin, votre jupe a quelques légères traces de craie.
- Je n' aurais jamais pensé que c' était aussi simple."
Les déductions de Holmes m' étonnaient encore quand Sandra décida de prendre congé :
"Au revoir Sherlock Holmes, au revoir Monsieur, à bientôt.
- Au revoir ! criâmes-nous en choeur."


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