Corrigé



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1) Tableau de confrontation: télécharger le corrigé (word).

2) Plan de la synthèse

I) Ces documents nous présentent tout d'abord une description approfondie des lieux dans lesquels le travail s'effectue

a) des lieux dont la couleur est absente
d1 trou profond, profondeurs sombres
d2 les yeux cassés, les quais d'ombre, les murs noirs, le brouillard
d3 les grandes ombres
d4 bien peu d'ouvertures pour laisser entrer la lumière

b) du coup, la seule lumière est celle du feu
d1 le feu des lampes
d3 des feux rouges et mystérieux, puis le feu d'un fourneau, lumière extrêmement vive
d4 idem feux de la forge

c) ce qui entraîne une vision assez fantasmagorique, infernale
c'est un lieu bruyant et menaçant
d2 bruit terrible, ronflement
d3 sifflements, grondements
c'est donc un prédateur infernal
d2 animal blessé par les paratonnerres menaçants
d3 machine qui mange le fer, et peut attraper les hommes
= et le tout crée donc une vision infernale


II) Donc, dans cet univers, la place des hommes est vraiment très réduite

a) ils sont soit absents, soit complètement rapetissés
d2 pas d'hommes mentionnés sinon à travers l'évocation de la misère en pleurs des faubourgs
d1 hommes = petits points lumineux => leur rapport à la profondeur du gouffre les rend minuscules
d3 être vagues, petites lampes/grand soleil
d4 idem disproportion taille du hangar/taille des hommes

b) et leur enfermement engendre la souffrance
enfermement évoqué par d2 l'infinie barre du canal, les monuments de briques immenses
d1 puits, galerie, trou, descente, profondeur
d4 lieu totalement clos, faibles ouvertures
et leur souffrance
d1 fatigue physique, saleté
d2 misère en pleurs
d3 hommes noirs indistincts (perte de l'identité)
= ces textes ne se contentent donc pas d'un état des lieux mais montrent une tendance à l'engagement, à la critique sociale


3) Introduction
La révolution industrielle fut un tel bouleversement, qu'elle ne manqua pas d'inspirer les artistes de la fin du XIXe siècle. C'est ainsi, que notre dossier propose en premier lieu un extrait de Sans famille, d'Hector Malot, décrivant l'exploitation minière et le retour des ouvriers. Le poème de Verhaeren, dans un langage très travaillé, montre la laideur et l'horrible puissance des usines. Puis, l'extrait de L'assommoir, d'Emile Zola, relate la visite de Gervaise dans un atelier de mécanique, et montre toute la dureté du travail. Le tableau de Fernand Cormon reprend la même perspective et illustre le contraste saisissant de l'ombre et de la lumière dans une forge. Ces documents nous permettront tout d'abord d'étudier les lieux mêmes dans lesquels se déroule le travail. Cela nous permettra de constater, dans un second temps, que la place dévolue aux hommes est bien dérisoire et que leur lot est la souffrance.


4) Conclusion
Le thème essentiel semblait donc évident aux artistes : l'ouvrier au travail souffre, dans un lieu qui ne semble rien avoir à envier à l'enfer !
Que reste-t-il aujourd'hui de cette perspective, que reste-t-il de cette volonté de dénonciation ? Certes, les conditions de travail se sont améliorées, les salaires ont augmenté, en somme le progrès social a fait son chemin. Mais, à l'heure du libéralisme triomphant, à l'heure où l'on délocalise vers les pays d'Asie pour contourner les contraintes des lois sociales, il est évident que le problème de la souffrance de l'homme au travail reste très pertinent. Il n'est que de voir la difficulté avec laquelle il y a eu enfin accord sur la responsabilité des entreprises dans le scandale de l'amiante, pour comprendre que le profit a toujours bien du mal à prendre en compte le facteur humain. Le temps des luttes n'est certainement pas révolu !