Les abus sexuels

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Rédaction de la troisième partie : réagir.

On l'a vu, l'inceste et les abus sexuels en général peuvent produire des conséquences désastreuses chez les petites victimes. Que peut-on faire face à une situation d'abus ?
La première chose à faire est de repérer la situation d'abus, d'identifier les symptômes. Pour cela, il importe d'écouter attentivement l'enfant, ce que préconise le jeu-test. Mais on doit aussi être attentif à des signaux non-verbaux. L'article de Libération évoque ainsi les maux de ventre dont souffrait une des victimes du violeur, rejoignant le cours de psychologie. Celui-ci montre que l'enfant abusé a parfois subi des blessures physiques, mais manifeste aussi fréquemment des troubles psychosomatiques ou psychologiques. La posture triste de l'enfant dessiné par M. Ramos devrait constituer un signal d'alarme.
Lorsque la situation d'abus est avérée, on doit impérativement protéger l'enfant, l'écarter de la personne qui l'abuse, en l'hospitalisant. Cette solution est préconisée par le cours de psychologie ; elle permet à la victime de faire un premier pas en dehors de la " prison sans barreaux " où la jeune femme anonyme qui témoigne sur Actupsy a été enfermée par don père.
Ensuite, la justice intervient. Le cours détaille la procédure de signalement et justifie la nécessité de la prise en charge juridique. Il importe en effet de marquer ainsi qu'un crime a été commis - un crime passible de lourdes peines, comme le montre l'article de G. Laval - et que l'enfant est une victime. Le témoignage anonyme traduit en effet la difficulté que l'abusé éprouve à se libérer d'un sentiment de culpabilité, à admettre que le coupable, c'est l'abuseur.
C'est que la souffrance psychique des victimes d'abus est intense ; que peut-on faire pour tenter de l'apaiser ? Les documents insistent sur le rôle libérateur de la parole. On voit à travers le cours de psychologie que l'écoute, notamment sous la forme d'un accompagnement psychologique, est essentielle pour permettre à l'enfant de se restructurer. On peut d'ailleurs penser que la démarche de la jeune femme anonyme qui témoigne sur Internet fait partie du travail qu'elle a entamer pour se soulager.
Mais les documents proposent aussi d'intervenir avant que l'abus ait lieu, de le prévenir. Différentes brochures sont éditées, comme celle dont est extrait le dessin de M. Ramos, ou le jeu-test " Permis de prudence ". Ce dernier propose des exemples de situations dangereuses et invite l'enfant à imaginer comment il réagirait dans ces cas-là. Les parents, à qui cette brochure est indirectement destinée, sont en même temps prévenus des dangers que comporte une attitude ambiguë vis-à-vis de leur enfant, ce qui peut leur permettre d'éviter l'escalade insensible relatée par A. Saumont dans sa nouvelle.